Février 2016

 

 

Rendez vous à l’association culturelle franco-japonaise Tenri

S’y tient jusqu'à la fin février, l’exposition « Arbres & bouquets », duo artistique de photographies de Jean Jacques Gonzales et de céramiques d’Andoche Praudel.
Les céramiques exposées sont rondes, vidées, avec des cols de différentes finitions, des terres de différentes couleurs, ... un travail qui révèle une belle proximité avec la nature, thème de coeur développé de manière humoristique dans la dernière publication d'Andoche Praudel, Absalon, treize histoires de bêtes.

 

Andoche Praudel est céramiste mais pas seulement. Photographe, écrivain, conférencier, c’est un homme passionné et passionnant dont nous ne relatons ici  qu’un extrait de son parcours internationnal vu sous l'angle de la céramique.

De la Corrèze au Mexique
Andoche Praudel est né et travaille en Corrèze. Passage par les Beaux-Arts (1968), Hypocagnes Bordeaux. C’est la peinture murale qui sera son tremplin.
« Lorsqu’elle est un tableau de chevalet, tableau d’intérieur, la peinture ne m’intéresse pas ». Il s’installe quelques années au Mexique, patrie du muralisme. Période de rencontres qu’il qualifie de fructueuse et féconde.
Par hasard, il fait la rencontre d'un Maitre japonais, en séjour au Mexique et qui enseigne la céramique. Cette rencontre s’avèrera déterminante pour la suite de sa carrière...

Du Mexique au Japon
1993 : départ au Japon pour un stage de 6 mois : « Je ne savais presque rien, je voyais des expos, des musées... c’est incroyable tout ce qu’on peut faire avec la céramique ».
Il se passionne. Déjà avec la peinture, ce qui l’intéressait c’était le rapport au matériau lui-même. « Lorsque j’ai rencontré la céramique je me suis dit, voilà, c’est ça qui m’attire, en plus j’ai le volume, on peut tourner autour, il faut décider d’un rapport du dedans au dehors, ça ne peut être donné que par la céramique et non par la peinture ou la sculpture, bien que pour moi la céramique est plus proche de la peinture que de la sculpture ».

1995 : deuxième voyage au Japon. Il rencontre de grands céramistes auprès desquels, ilsl va apprendre la technique « mais j’ai surtout formé mon regard je crois, j’ai vu des choses ». Une phase importante à l’issue de laquelle il abordera la céramique contemporaine.

Retour en France. Andoche nous dit son regret : la céramique en France n'est pas vraiment exploitée. Utilitaire, elle est le lot des potiers de villages, mais le secteur artistique n’existe qu’au travers de la relation à l’architecture (châteaux de la Renaissance, Guimard, l’art nouveau...). Il n’y a aucun rapport à l’objet. Tandis qu’au Japon, « tout est possible, les objets sont usuels, tout sert de vase. Je retrouve dans cet art l’épaisseur de la matière et le rapport au corps, une intimité ».

Ses projets ? une exposition en Belgique en avril, une exposition de photographies en mai, un voyage en Roumanie (Transylvanie) et un automne au Japon.

Le mot de la fin lui revient, un hommage à la céramique : " La céramique est une matière à poésie ! Un rapport poétique au monde, rendu concret par la matière ".

Pour en savoir plus sur Andoche Praudel céramiste, projection de “ Ensemble depuis 40 ans ” le 6 avril 2016 (Arts décoratifs Paris 1er)
Un film sur l’histoire de la galerie Capazza, référente en France pour sa pluridisciplinarité, ouverte au meilleur de la céramique et du verre.

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