Petite sculpture, le Netsuke bien que fortement relié à la culture japonaise, tiendrait ses origines des provinces chinoises.

Simple objet vestimentaire, le Netsuke servait de contrepoids à l’Inro, sacoche ou boite, qui permettait de transporter les effets personnels. De petite taille, le Netsuke mesurait entre 3 et 8 cm afin qu’il puisse être porté facilement au niveau de la ceinture, relié à l’Inro au moyen d’une corde. 

Ces Netsukes étaient réalisés à partir de matériaux très divers: bois d’érable, de cerisier, d’ébène mais aussi ivoire, porcelaine… 
La qualité de ceux-ci et la finesse des détails témoignaient de la richesse et du statut social du porteur. 

Le Netsuke prend la forme de personnages, d’ animaux inspirés des symboliques des religions, des croyances et de la mythologie. Il était considéré comme un porte-bonheur et protégeait son porteur des mauvais esprits. 

Mais l’utilité de ces objets disparait peu à peu suite à l’abandon des habits traditionnels. 

Les occidentaux découvrent les Netsukes dans la seconde moitié du XIXe. 
De nombreux collectionneurs en rapportent alors en Occident. C’est ainsi que ces sculptures miniatures, initialement objets utilitaires, deviennent de véritables oeuvres d’art uniques et raffinées. 

L’une des grande collections de Netsukes conservée en France a été constitué par Clémence d’Ennery, grande collectionneuse d’objets d’art asiatique du XIXe. En effet elle fit exposer les pièces de sa collection au sein de son hôtel particulier, devenu aujourd’hui le musée de Clémence d’Ennery de Paris.
Netzuke

(C) RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris)

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