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Technique de cuisson traditionnelle, le « Raku » prend ses origines au XVIe siècle, portée par le « Chanoyu » ou l’art de la cérémonie du thé et le « Chadō », littéralement le chemin du thé, c’est-à-dire l'étude de la cérémonie du thé sur le mode d'une « voie » spirituelle.

C’est le potier coréen Chôjirô qui est l’initiateur de ce procédé et qui le développe au Japon à la demande de Sen-No-Rikyû, le célèbre Maître de thé japonais, qui repense la cérémonie du thé comme un art de vivre accessible à tous par ses valeurs: la pureté, l’harmonie, la tranquillité, le respect et non plus à travers l’appartenance à une classe sociale élevée. 

Il y introduit l’adage « ichi-go ichi-e », littéralement « une fois, une rencontre », exprimant ainsi l'idée que chaque rencontre devrait être considérée comme un trésor qui ne pourra jamais se reproduire.

Le fils de Chōjirō, Jōkei, également potier et perpétuant le travail de son père, est autorisé par le Shōgun Toyotomi Hideyoshi à ajouter à son nom : « Raku ». Ceci marque le début du style de poterie « Raku-yaki ». Chōjirō devint ainsi le fondateur de la dynastie Raku qui est toujours présente au Japon, et dont le représentant actuel est le quinzième du nom : Kichizaemon, né en 1949.

Raku ideogramme                                                             idéogramme « Raku » signifiant « Joie », « Bonheur », « Plaisir »

Les pièces de céramique sont façonnées à la main par le potier, qui laisse ainsi trace de son acte de création. Un lien impénétrable et fort se transmet à travers le geste créateur et les pièces réalisées. Pour l’utilisateur, au toucher de la céramique, une relation particulière et intime se crée avec le potier, donnant accès à la sensibilité de l’artiste.

La technique du « Raku » est un procédé, qui se caractérise par une cuisson rapide à basse température (1000°C). Les pièces encore incandescentes, à leur sortie du four, peuvent être enfumées, c’est-à-dire recouvertes de sciure de bois, trempées dans l'eau, brûlées ou laissées à l'air libre. Ce choc thermique ainsi produit a pour effet de générer une réaction, au cours de laquelle les couleurs plus ou moins métallisées, les craquelures ainsi que l'effet d'enfumage de la terre laissée brute, apparaissent, formant les principales caractéristiques de ce type de céramique.

A partir du XIXe, la céramique « Raku » est appréciée et exportée en Amérique et en Europe. Bernard Leach, céramiste potier anglais, en est le précurseur en Occident. Aujourd’hui la technique du  « Raku » est utilisée par les artistes céramistes contemporains du monde entier.

 

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