L’art japonais du « Kokedama » consiste à entourer les racines d’une plante ornementale d’un substrat, composé d’argile, de terreau et de sphaigne hachée, une sorte de tourbe, puis de le recouvrir d’une ou plusieurs couches de mousse afin de former une sphère que l’on fait tenir à l’aide d’un fil.

Véritables petits joyaux végétaux apparus au Japon dans les années 1990, les « Kokedama » (littéralement « sphères de mousse ») sont les illustres descendants des célèbres « Bonsai » dont ils revisitent et modernisent la tradition. Adaptés aux intérieurs d’aujourd’hui et témoignant de l’immuable attachement de l’Homme envers la Nature, les « Kokedama » sont passionnants à réaliser et à entretenir. Disposés dans une céramique, sur une planche d’ardoise ou bien encore suspendus à l’aide d’un fil, « ces petits poèmes de verdure » apportent un peu de l’esprit japonais à tous types d’intérieurs. Certains « Kokedama », dotés de plantes adaptées, peuvent également habiller les espaces extérieurs.

                  Kokedamasuspendus                           Kokedamaexterieur

                      © Khankeo Phothirath. « Kokedama » suspendus.                                                      © Aquaphyte Design. « Kokedama » d’extérieur.

Pour réaliser un « Kokedama », il existe de nombreuses techniques. Au Japon, plusieurs écoles cultivent leurs particularités et leurs savoir-faire. Dans la lignée des « Kusamono » (‘’herbes-objets’’) ou des « Shitakusa » (‘’herbes en dessous’’), c’est-à-dire des compositions végétales utilisant de simples herbes et fleurs sauvages, qui seraient apparues à la même époque que l’art du « Bonsai », vers l’an 800, les « Kokedama » les plus travaillés, peuvent représenter les différentes saisons ainsi que des lieux célèbres du Japon. La mousse, un élément d’une grande importance dans la tradition paysagère japonaise, travaillée et entretenue à l’instar des plus belles fleurs dans les jardins des monastères du Bouddhisme Zen, symbolise le cycle de la vie et le renouveau puisqu’elle peut aisément être ravivée, même lorsqu’elle paraît entièrement desséchée.

Les trois éléments de base pour réaliser un « Kokedama » sont les plantes qui orneront la sphère, le substrat et la mousse. La grande variété de plantes et de mousses à disposition permettent de réaliser des compositions originales, adaptées aux goûts et à la sensibilité de chacun. La sélection du support qui accueillera la composition ainsi que l’endroit où il sera placé font partie intégrante du processus de création et de réappropriation de l’élément végétal au cœur duquel se place l’art du « Kokedama ».

                                                      KokedamaRoy1

                                                                     © Arnaud Roy. « Kokedama » et céramique en grès noir.

DRIMART Paris vous propose de découvrir le « Kokedama » avec Arnaud Roy, spécialiste passionné de cet art japonais.               

Arnaud Roy est un artiste qui aime explorer différentes formes et matières. Sa démarche est une recherche infinie du lien qui unit la matière et l’esthétisme, l’homme et la nature. Après plusieurs années où il s’adonne essentiellement à la peinture, c’est en parallèle à sa pratique de l’ « Ikebana », qu’il décide d’explorer la céramique, notamment le grès et la porcelaine, pour finalement s’orienter vers l’art du « Kokedama ». Chaque pièce que l’artiste réalise est une création unique, souvent sculpturale, sans visée utilitaire définie. Grand amateur et connaisseur de la culture et des arts japonais, Arnaud Roy réalise des oeuvres empreintes d’une esthétique japonisante et contemporaine, aux formes organiques, accidentées, qui semblent pour beaucoup hésiter entre un destin minéral ou végétal.   

                  ArnaudRoy                    CompositionRoy

                     © Arnaud Roy, spécialiste du « Kokedama ».                                        © Arnaud Roy. Jardin d’intérieur dans un vase en grès noir.

Sommaire