Japon
Artiste plasticien

Eizo SAKATA est né à Toyohashi (Japon). Formation : mathématiques appliquées (Université de Tokyo). 

Il exerce le métier d'ingénieur pendant plusieurs années avant de s'orienter vers l'art, une passion qui remonte à son enfance et s’engage sérieusement dans cette voie depuis 1986. 
Sa création touche de multiples domaines (peinture, Land Art, performance...). L’un de ses projets, “Baisers Sans Frontières” a été récompensé par la Fondation de Miro à Majorca (Espagne) en 1998. Il expose ses travaux en Europe, au Japon et ailleurs. En 2004, il a participé au programme d’échange organisé par la Fondation Blachère, puis il a fait partie du jury du Prix Unesco pour l’Art Contemporain Africain.

Dessin à l'eau de mer, une technique originale et unique

Depuis 2013, Eizo SAKATA travaille sur une nouvelle technique qu’il a mise au point, le dessin à l'eau de mer. L’eau en s’évaporant, laisse des cristaux de sel sur le papier qui s’y enracinent et s’y attachent profondément. La lumière projetée sur le dessin réveille la brillance délicate des cristaux, dévoilant ainsi l’œuvre comme une révélation inattendue.  L’invisible devient visible. 
A la recherche permanente de nouvelle possibilité, l’univers de Eizo SAKATA se situe entre l’art et la science. Il cherche, il invente : cristallisation, mélange à l’encre de chine... sur des eaux de mers de différentes régions du monde et de France (Martinique, Pérou, Sardaigne, Normandie, Bretagne, Côte d’Azur).

« Maintenant que je vois ces cristaux, jusqu’alors invisibles, apparaître à la surface de l’image sous l'effet de la lumière, je pense que cela représente une expression artistique que je recherchais, assez subtile et claire pour désigner les risques occultes que l’on court ».

Avec cette technique de dessin à l’eau de mer, il fait le choix de travailler avec l’encre de chine en bichromie, valorisant ainsi au mieux la transparence des cristaux. 
Les phénomènes naturels sont omniprésents dans l’univers de Eizo SAKATA. Lorsqu’il crée, l’œuvre devient soumise à la quantité de sel présente, à la température ambiante, qu’il ne maîtrise pas. L’artiste accepte ce hasard qu’il recherche, s’y adapte et finalement, le guide, jusqu’à ce que sa réalisation devienne en quelque sorte, le fruit d’un hasard contrôlé.

 

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