Corée du sud
Assemblage de papiers collés

Papier plié, collé, assemblage de feuilles de couleur extraites de magazines récupérés pour produire cet effet étonnant à la fois de texture et de mouvement. Le choix du papier comme matériau et comme langage de l’accumulation n’est pas sans rapport avec le Nouveau Réalisme ou le Pop Art que Kim a étudié.

Sa vie en Corée du Sud
On sait peu de choses de lui à part qu’il est né à Incheon (50km de Séoul), 3e ville la plus peuplée de Corée. Ses études à l’université nationale de Séoul s’achèvent par une Licence d’art plastique. A cette époque il est davantage connu comme sculpteur.

Sa vie à Paris, son oeuvre
Il obtient une maitrise d’art plastique à Paris 8.
Sa première apparition remonte à 1998, il est sélectionné pour faire partie des « Jeunes Peintres Coréens » présentés au centre culturel coréen.
Au tout début des années 2000, il est approché par de prestigieuses galeries internationales à Paris, New York, Maastricht et Séoul qui exposent ses œuvres.
Dès lors, son œuvre sera visible sur de nombreux salons : 44e salon de Montrouge -centre culturel ; Jeunes artistes coréens à Strasbourg ; Sens croisés à la cité internationale des Arts de Paris, … mais aussi « Art Cologne » en Allemagne ( 2000) et « Art Paris » au Grand Palais (2007).

Sa technique : l’assemblage de papiers collés

Kim Chunwhan est passé de l’huile sur toile à l’assemblage de papiers sur panneaux de bois. A la différence du papier collé (langage courant de l’art moderne), Kim transforme les feuilles de papier en objets à trois dimensions par pliage et par froissement.
Ces feuilles sont accumulées pour créer un plan constitué exclusivement de cette matière. Il forme ainsi à la fois le plan et l’épaisseur.
Les pages imprimées (publicités, périodiques) sont extraites de magazine lus qui perdent leur valeur avec le temps … symboles de la société de consommation.
Passage du déchet à une dimension esthétique et poétique, le procédé de transformation comprend les mêmes ingrédients : papier, colle, bois, mais à chaque expérience, l'artiste déploie des nouveaux assemblages, pour d'autres imaginations. Il s’agit bien d’une transformation totale, d’une métamorphose dans laquelle le papier, l’image et le message ne sont qu’un prétexte.
A "Art Paris", Kim Chunhwan montrait de grandes compositions, touffues, colorées faites d'innombrables petits bouts de papier pliés minutieusement et soigneusement entassés.

« Laisser flotter le regard, c'est suspendre l'identification immédiate de toute chose, c'est refuser de distinguer selon l'évidence et d'assigner une place selon le bon sens. Je crée un processus qui finit par créer son propre jeu, son rythme et produit ses formes. Je ne décide pas, ni m'abandonne au hasard, mais je laisse la matière travailler, produire quelque chose. Le froissement et le collage ne sont pas des actes dictés par la précision, l'efficacité, le rendement mais au contraire des actes rituels où s'instaurent une relation intime entre l’être et l'œuvre, un rythme qui est celui de ma pulsion propre. »
Kim Chunhwan

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